Chemins de l'industrialisation

Nous présentons ci-dessous un premier travail collectif marqué par la réunion d'une première journée d'études en mai 2009, qui sera suivi d'une seconde journée en 2010, avec une publication à la clé.

 

2e session

Mercredi 5 mai 2010

ENS Cachan (bât. Laplace, salle Renaudeau, Rdc)

Accès RER B, station Bagneux - A86, sortie Bourg-La-Reine, direction Paris (Porte d’Orléans), Cachan.

 

Accueil 9H00 – début 9H30 précise

 

Matinée 9h30-13H00

Présidence et introduction : Jean-Claude Daumas

Francesc Valls: “El desarrolló industrial y vitícola del Languedoc y de Cataluña (XVIIIe –mi-XIXe)”.

Nicolas Marty : « Les entreprises d’eaux minérales et le développement des territoires : éléments pour une comparaison entre la France et l’Espagne. »
Discussion

Pause café
Présidence et discussion : Jean-Louis Loubet

Esther Sánchez: Renault y Citroën en España: la implantación de dos gigantes franceses del automóvil y su impacto sobre el territorio y las pymes locales, 1951-1976.”
Discussion
Repas
Après-midi 14H30-17H00
Présidence et discussion: Michel Lescure
Gracia Dorel-Ferré:
« Puig de Vilanova et l’industrialisation de la Catalogne (fin XVIIIe- mi XIXe siècle) ».
Ramon Ramon-Muñoz: “La industria del aceite y los mercados
exteriores: Cataluña en la exportación española de aceite de oliva,
1861-1935”

Discussion
Conclusion: Michel Margairaz

 

 

Le projet s'accompagne d'une recension bibliographique des ouvrages relatifs à l'histoire des PME en Espagne; il est dès à présent disponible.

Ce projet est soutenu par l'université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, l'université Paris 10, l'université Toulouse 2, ainsi que le CNRS (IDHE-ENS Cachan, IDHE-Paris 8, IDHE-Paris 10).

 

Les chemins de l’industrialisation en France et en Espagne (XVIIIe-XXIe siècles).

Les PME et le développement des territoires.                                                                      

 Texte de présentation

Depuis les années 1970, la dévitalisation de régions industrielles entières des pays développés a conduit les sciences humaines et sociales à porter un regard neuf sur les questions territoriales. Il s’agit d’abord de réfléchir à la désindustrialisation en termes de conséquences spatiales et sociales, avant d’essayer de montrer que d’un contexte territorialement déterminé pouvait éventuellement surgir de nouveaux dynamismes, facteurs de dynamiques économiques, sociales, culturelles, etc. C’est ainsi qu’a pu émerger toute une série d’analyses concernant les grappes d’entreprises, les clusters, les systèmes productifs localisés, les districts industriels, etc.

Les chercheurs italiens ont dans une large mesure initié ces réflexions. Ainsi, ce sont d’abord des sociologues italiens (Arnaldo Bagnasco, 1977) qui les premiers, se sont penchés sur l’analyse du développement des régions du Centre et du Nord-Est de l’Italie durant les années 1970-1980. Dans un deuxième temps, l’école italienne autour de Giacomo Becattini (1979) s’est attachée au contenu économique de ces configurations industrielles. Ces dernières se caractérisent en effet par la forte présence de petites et moyennes entreprises, « liées par des relations d’échanges productifs, spécialisées dans une activité industrielle donnée, et localisées sur un territoire déterminé » (G. Beccatini, 1979). L’exemple du district de Prato s’avère désormais bien connu.

Les historiens français, avec retard, réserves ou/et recul, c’est selon, se sont également emparés de ces questions venant leur offrir de nouvelles lunettes d’observation. Des colloques importants sont venus scander ces mouvements d’intérêts. Citons parmi les publications qui en sont issus : Eck (Jean-François) et Lescure (Michel) (dir.), Villes et districts industriels en Europe occidentale xviie-xxe siècles, Presses universitaires de Tours, 2002 ; Lescure (Michel) (dir.), La Mobilisation du territoire. Les districts industriels en Europe occidentale du xviie au xxe siècle, CHEFF, 2006 ; DAUMAS (Jean-Claude), LAMARD (Pierre), TISSOT (Laurent) (dir.), Les territoires de l’industrie en Europe (1750-2000), Entreprises, régulations et trajectoires, Presses universitaires de Franche-Comté, 2007. L’historiographie des petites et moyennes entreprises a pu y trouver de féconds développements. Des chemins d’industrialisation décalés par rapport à la « voie du gigantisme » (la firme, le groupe, le conglomérat, etc.) ont pu être dessinés. Ainsi, exemple parmi d’autres, Jean-Marc Olivier a montré s’agissant, d’un long XIXe siècle, que les clous, les lunettes et les horloges du Jura morézien connexe à la Suisse imbriquent produits et territoires autour d’une industrialisation qualifiée de « douce ».

 Où en sommes-nous de ces recherches ? D’autres situations, d’autres études, réalisées dans d’autres pays peuvent-elles nous aider à avancer ? Le cas espagnol nous semble devoir être exploré.

L’Espagne peut présenter des similitudes avec les cas français et italien. Toutefois, peu d’historiens français s’y sont intéressés, particulièrement selon les perspectives évoquées. Citons en premier lieu les travaux d’Albert Broder sur le rôle des banques ou encore de Gracia Dorel-Ferré sur les colonies industrielles de Catalogne et de Gérard Chastagnaret sur les mines. Plus récemment, certains laboratoires de recherches ont inclus l’histoire économique de l’Espagne dans leurs axes de travail, notamment le Framespa à l’université de Toulouse.

En revanche, de l’autre côté des Pyrénées, il existe un courant de recherche en histoire économique très actif et fécond. Son développement est porté par la place de l’histoire économique dans les cursus universitaires, en histoire comme en économie ; l’existence de ses propres revues comme la Revista de historia económica ou la Revista de historia industrial illustre sa vitalité. Ces recherches ont été impulsées notamment par Jordi Nadal dans les années 1970 avec son livre El fracaso de la revolución industrial en España, Ariel, Barcelona, 1975. De très nombreux autres travaux ont suivi. Parmi ceux-ci, beaucoup soulignent la place des PME dans l’industrialisation espagnole. On doit citer, comme une référence, l’ouvrage collectif dirigé par Jordi Nadal et Jordi Catalan: La cara oculta de la industrialización española. La modernización de los sectores no líderes (siglos XIX y XX), Alianza, Madrid, 1994. La bibliographie est également riche s’agissant de l’économie des territoires. Citons en guise d’exemples:  A. Escudero, Minería e industrialización de Vizcaya, Barcelona, Crítica, 1998. J. A. Miranda, La industria del calzado en España (1860-1959), Alicante, Instituto de Cultura Juan Gil-Albert, 1998. J.L. Alonso, R. Méndez (coords), Innovacion, pequeña empresa y desarollo local en España, Madrid, Civitas, 2000.  J.-A Ybarra, J. M.  Giner,  Mª. J., El calzado en España: del sector al territorio, Universidad de Alicante, 2002. J. Nadal (dir.),  Atlas de la industrialización de España 1750-2000, Barcelona, Fundación BBVA-Crítica, 2003. Malheureusement, les obstacles de la langue et de la diffusion des livres espagnols en France font que ces travaux demeurent relativement méconnus, malgré d’ailleurs le développement des publications numériques. L’un des objectifs assignés à ce programme d’étude sera d’établir une présentation bibliographique.

 Il semble qu’il y ait un intérêt particulier à confronter les situations françaises et espagnoles. Les pays de l’Europe du Sud, comme l’Espagne, ont suivi des chemins de l’industrialisation qui diffèrent de ceux désormais bien connus de l’Europe du Nord-Ouest. L’industrialisation y a été tardive (el fracaso) et elle attribue un plus grand rôle aux industries de consommation comme la confection ou l’alimentation. Dans ces branches, les PME occupent généralement une place importante et, pour certaines productions, elles sont groupées sur certains sites fortement spécialisés telles les petites villes d’Elche et Elda pour la chaussure ou d’Alcoy pour les draps, toutes trois près d’Alicante. Des dynamiques territoriales particulières apparaissent, et pas seulement pour le Pays basque ou la Catalogne. Ainsi, l’Andalousie paraît présenter un cas intéressant. Elle semble avoir connu un début d’industrialisation précoce, avec l’exploitation de ses ressources minières, qui aurait été suivi d’une phase de désindustrialisation. Cependant, ce constat serait à nuancer d’après de nouveaux travaux qui mettent en évidence une industrialisation diffuse autour notamment des industries alimentaires avec de nombreuses PME et même de très petites entreprises.

L’objet de la journée d’études sera de confronter les approches historiques françaises et espagnoles autour de la question des PME et des territoires, des systèmes productifs localisés et des chemins de l’industrialisation. Des contributions portant sur des exemples espagnols, des comparaisons franco-espagnoles ou des relations transnationales entre les deux pays sont attendues.

 Florent Le Bot, IDHE Paris VIII & Cachan                                                            Cédric Perrin, IDHE Paris X

 

 Los caminos de la industrialización en Francia y España (siglos XVIII-XXI).

Las Pymes y el desarrollo de los territorios

 Página de presentación

Desde los años 1970, la regresión de regiones industriales enteras de los países desarrollados ha llevado a las ciencias sociales y humanas a fijar una nueva mirada sobre las preguntas territoriales. Se trata, primero, de pensar la desindustrialización en términos de consecuencias espaciales y sociales así como mostrar que de un contexto territorialmente determinado pudieron eventualmente surgir nuevas iniciativas y dinamismos económicos, sociales o culturales. En esta dirección han fructificado toda una serie de análisis concerniente a las redes de empresas, los « clusters », los sistemas productivos locales o los distritos industriales.

Los investigadores italianos iniciaron estas reflexiones. En primer lugar, los sociólogos italianos (Arnaldo Bagnasco, 1977) abrieron camino estudiando el  desarrollo de las regiones del Centro y Nordeste de Italia durante los años 1970-1980. En un segundo momento, la escuela italiana alrededor de Giacomo Becattini (1979) se orientó a buscar un marco teórico para explicar las externalidades económicas generadas por dichos sistemas de organización industrial. Insistió, en efecto, en la fuerte presencia de pequeñas y medianas empresas, « ligadas por relaciones de intercambio productivo, especializadas en una actividad industrial específica, y localizadas en un territorio determinado ». El ejemplo del distrito de Prato se presentó, en adelante, como paradigma.

Los historiadores franceses con retraso, recato o/y prevención, hicieron suyas, igualmente, estas preguntas, viniendo a ofrecer nuevas perspectivas de observación. Algunos coloquios importantes han ido reflejando este renovado interés emergente. Citamos, entre las publicaciones resultantes de los mismos, las siguientes: Eck (Jean-François) et Lescure (Michel) (dir.), Villes et districts industriels en Europe occidentale xviie-xxe siècles, Presses universitaires de Tours, 2002 ; Lescure (Michel) (dir.), La Mobilisation du territoire. Les districts industriels en Europe occidentale du xviie au xxe siècle, CHEFF, 2006 ; DAUMAS (Jean-Claude), LAMARD (Pierre), TISSOT (Laurent) (dir.), Les territoires de l’industrie en Europe (1750-2000), Entreprises, régulations et trajectoires, Presses universitaires de Franche-Comté, 2007. La historiografía sobre el papel desempeñado por las pequeñas y medianas empresas en el desarrollo a largo plazo ha fructificado de manera fecunda. Caminos de industrialización aparentemente desahuciados, en comparación con la vía del gigantismo (la firma, el grupo, el conglomerado…), han podido ser revalorizados. Así, por ejemplo, Jean-Marc Olivier ha mostrado con las industrias de los clavos, gafas y relojes en los Jura, limítrofes con Suiza, la imbricación de productos y territorios alrededor de una industrialización calificada  de suave.

 ¿Dónde estamos con estas investigaciones? ¿Qué experiencias alternativas y estudios realizados en otros países pueden ayudarnos a avanzar? La exploración del caso español nos parece de particular relevancia.

España puede presentar algunas similitudes con los casos francés e italiano. No obstante, pocos historiadores franceses han mostrado su interés por su experiencia, especialmente desde las perspectivas consideradas. Entre las excepciones, podemos citar los trabajos de Albert Broder sobre el papel de los bancos o también de Gracia Dorel-Ferré sobre las colonias fabriles de Cataluña y de Gérard Chastagnaret sobre las minas. Más recientemente, algunos equipos de investigación han incluido la historia económica de España en sus programas de tareas, particularmente el Framespa en la universidad de Tolosa.

Paradójicamente, al otro lado de los Pirineos, existe un corriente en historia económica muy activa y fecunda. Su desarrollo deriva de la importancia de la historia económica en los cursos universitarios, tanto en historia como en economía. La existencia de sus propias revistas, como la Revista de Historia Económica o la Revista de Historia Industrial,  ilustra también su vitalidad. Las investigaciones fueron renovadas por Jordi Nadal desde los años 1970, especialmente con su libro El fracaso de la revolución industrial en España, (Ariel, Barcelona, 1975). Muchos trabajos siguieron en esta línea. Entre los que han subrayado el papel de las pymes en la industrialización española se debe citar, como referencia básica, la obra colectiva dirigida por Jordi Nadal et Jordi Catalan, La cara oculta de la industrialización española. La modernización de los sectores no líderes (siglos XIX y XX), Alianza, Madrid, 1994. La bibliografía es igualmente rica tratándose de la economía de los territorios. Citamos, a guisa de ejemplos: A. Escudero, Minería e industrialización de Vizcaya, Barcelona, Crítica, 1998. J. A. Miranda, La industria del calzado en España (1860-1959), Alicante, Instituto de Cultura Juan Gil-Albert, 1998. J. L. Alonso, R. Méndez (coords), Innovacion, pequeña empresa y desarollo local en España, Madrid, Civitas, 2000.  J.-A Ybarra, J. M.  Giner,  Mª. J., El calzado en España: del sector al territorio, Universidad de Alicante, 2002. J. Nadal (dir.),  Atlas de la industrialización de España 1750-2000, Barcelona, Fundación BBVA-Crítica, 2003.  Desgraciadamente, los obstáculos del idioma y de la difusión en Francia de los libros españoles hacen que estos trabajos sean desconocidos, a pesar, además, del desarrollo de las publicaciones seriadas. Uno de los objetivos asignados  a este proyecto será el de establecer una síntesis bibliográfica.

Parece fuera de dudas el sumo interés de confrontar la situación  francesa y española. Los países del Europa del Sur, como España, han seguido caminos de industrialización que difieren de los bien conocidos del Europa del Noroeste. La industrialización fue más tardía (el fracaso) y en ella desempeñaron un papel más significativo las industrias de bienes de consumo como el vestido o la alimentación. Especialmente en dichas actividades, las pymes ejercieron su protagonismo. Para ciertas producciones, se agruparon en localidades fuertemente especializadas, tales como las pequeñas ciudades de Elche y Elda para los zapatos o de Alcoy para los paños, las tres cerca de Alicante. Dinámicas territoriales particulares toman relieve, y no sólo para el País Vasco o Cataluña. Así, Andalucía plantea un caso interesante. Parece haber conocido un principio de industrialización temprana, con la explotación de sus recursos mineros, que habría sido seguido una fase de desindustrialización. No obstante, esta conclusión debería matizarse en base a nuevas aportaciones que señalan la existencia de una industrialización difusa alrededor de las industrias alimenticias con numerosas pymes y también muy pequeñas empresas.

El objeto de esta jornada de estudio será confrontar los enfoques históricos franceses y españoles alrededor de la pregunta de las pymes y de los territorios, de los distritos industriales y de los caminos de industrialización. Se esperan contribuciones relativas a casos españoles, comparaciones franco-hispanas o análisis de las relaciones entre ambos países.

 Florent Le Bot, IDHE Paris VIII & Cachan                                                                         Cédric Perrin, IDHE Paris X

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