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 MONDES EN MOUVEMENTS-------------     WORLDS in PROGRESS 

 

Ce site présente les travaux réalisés par le groupe de travail  Mondes en Mouvements entre 2008 et 2010 dans le domaine des sciences humaines et sociales concernant  l'étude de l'histoire des territoires et de la mondialisation.

 

MONDES en MOUVEMENTS

La question de la mondialisation (traduction française de globalization) s’avère un enjeu de société fondamental. Complexité des problèmes. Structure de l'emploi ; configuration des territoires ; adaptation des entreprises ; contraintes ou atouts. ; difficultés ou réussites.

Les périodes d’essor des échanges internationaux, ainsi que de changements dans les modalités de l’internationalisation de l’économie (soit le déploiement « d’espaces monde » successifs), coïncident avec les grandes transformations techniques. Le rôle des systèmes, que celles-ci portent, dans la circulation de l’information comme dans la production des matériels documentaires nous permettent d’appréhender les cadres mondialisés de l’économie. Enfin, la mondialisation (notamment telles qu’elle est perçue en Europe) suscite beaucoup de prises de position et de débat sans que l’on soit forcément en mesure d’évaluer précisément la nature et le rôle des processus dans les questions traitées. 

 Les sciences humaines et sociales ont une place essentielle à occuper dans la compréhension de ce phénomène complexe et multiforme.

De nombreux travaux sont produits dans tous les domaines (économie, géographie, sociologie, sciences politiques, histoire, etc.), dans toutes les langues et sous des formes diverses (textes, documents iconographiques et produits audiovisuels). Le problème a trait à la confrontation et à la comparaison de l’ensemble de ces travaux. Qui souhaite travailler sur ce thème, se trouve rapidement débordé par la multiplicité des travaux et des approches dans des champs scientifiques dont il ne maîtrise pas nécessairement l’épistémologie. Par ailleurs, il s'avère nécessaire de donner à ces approches une colonne vertébrale, afin que la collecte de connaissances ne vaille pas pour simple accumulation, mais soit socialement utile. 

 L’inscription de ces questions dans le champ historique doit contribuer à la constitution de cette colonne vertébrale, replaçant (ou associant) la mondialisation à des  processus (aléatoires ou mécanistes), que seules l’analyse et la recherche prenant en compte la dimension historique dans la longue durée permettent de saisir.

La proposition s’avère en fait double : la mondialisation n’est pas un phénomène hors de l’Histoire ; mais ce n’est pas non plus une manifestation déterritorialisée, « atmosphérique » pour reprendre le vocabulaire de l’économiste britannique Alfred Marshall. Les processus de mondialisation s’inscrivent dans une dimension territoriale, s’agissant de la mise en relation, au minimum de deux, et plus souvent d’une pluralité d’espaces (espace de délocalisation industrielle / espace de relocalisation ; lieu de conception d’un produit / lieu de production / marchés de consommation ; etc.). Les dynamiques de l’économie s’expriment entre autres au travers de processus de destructions-créations-reconfigurations d’espaces observables dans la durée. 

Ainsi, il s’agit de faciliter une dynamique d’ouverture et de développement des connaissances. L’outil doit être précisément défini, mais les connaissances mobilisées, exploitées, créées ne doivent pas être prédéterminées ou bornées autrement que par une charte scientifique cohérente permettant la souplesse des approches.

 Identifier une situation-problème

 Aujourd’hui, étonnamment alors que les outils le permettent, la connaissance relève plus des fragments éparses que d’une image unifiée même sous la forme d’une mosaïque.

A d’autres époques épistémologiques un thème commun pouvait être mobilisé dans le cadre d’une pluralité d’approches scientifiques et susciter un dialogue entre ces approches.

 Nous postulons que de la confrontation émerge de nouvelles analyses, de nouvelles connaissances. Aujourd’hui, plus encore qu’hier, la disponibilité de moyens de stockage et de circulation de l’information doit contribuer à l’intensification de l’échange et de la production scientifique.

 

 

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